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Les territoires collaboratifs en question à Lille

Les territoires collaboratifs en question à Lille
Sharing Lille permet de faire se côtoyer entreprises, institutionnels, association, artistes et bénévoles. (Crédits : DR)

 

Le Sharing Lille, premier événement français dédié à l’économie collaborative au service des territoires, a fait salle comble à EuraTechnologies. Le lieu emblématique du numérique lillois s’est transformé en un Melting Pot de particuliers, d’artistes, de membres d’associations sociales et solidaires, de chefs d’entreprises et d’acteurs de la fonction publique. Chacun avec sa propre vision de cette nouvelle économie du partage que le rapport Terrasse propose d’encadrer.

Comment les acteurs institutionnels des territoires peuvent-ils être des accélérateurs de l’économie collaborative ? Comment la réappropriation du pouvoir par le citoyen redessine-t-il la frontière entre public, privé et particuliers ? Comment la mutualisation de biens et de savoirs entre particuliers dynamise-t-elle un territoire ? Comment permet-elle d’habiter autrement sa vie, sa ville et le monde pour que les êtres humains sortent du travail contraint ? Comment sortir d’un modèle hiérarchique qui réduit les capacités créatrices d’un territoire ? Il y avait plus de questions que de réponses au Sharing Lille organisé par Ouishare sur le thème de l’économie collaborative au service des territoires. Preuve que cette nouvelle économie du partage des biens, du savoir et des responsabilités se cherche.

Marc Arthur Gauthey, fondateur du collectif Ouishare, appelle à s’extraire de la polémique de l’ubérisation. « Nous avons créé Sharing Lille pour interroger l’impulsion que crée l’économie collaborative dans les territoires. L’hypercapitalisme n’est pas l’unique voie des changements actuels. Il est en train de se passer sous nos yeux un mouvement inédit au niveau des territoires: la réappropriation du pouvoir par le citoyen ».

Une réappropriation du pouvoir par le citoyen au bénéfice des territoires

La mutation informationnelle que revêt la révolution numérique en marche dans nos sociétés post industrielles passe bien par des échanges horizontaux entre individus. Mais la réappropriation du pouvoir par le citoyen souhaité par Ouishare n’est pas gagné d’avance à en croire Patrick Viveret, philosophe et essayiste venu ouvrir les conférences:

« Si nous continuons à développer les richesses sur un modèle hiérarchique pyramidal, nous entretiendrons une logique hors-sol qui réduit les capacités créatives des territoires….Et nous nous cantonnerons à produire de la valeur uniquement monétaire dont à peine 2 % correspond à de l’économie réelle. Cette richesse hors-sol creuse les inégalités sociales. Elle est contre-productive pour l’avenir des territoires. »

Et Patrick Viveret de poursuivre: «Il nous faut avoir une autre approche du pouvoir. Ne plus le voir dans une logique de subordination mais le mettre au service du rendre possible. Sinon, il y aura une instrumentation des nouvelles technologies numériques et de l’économie collaborative avec une extorsion de la plus-value par des plateformes privées qui seront cotées en bourse. Nous n’aurons alors créé qu’un nouveau trafic d’indulgence où le bénéfice continuera à s’entendre comme un solde monétaire positif et non pas comme l’indicateur des actions ayant permis de faire le bien tel que le veut sa définition à l’origine. Le terme métier continuera à faire référence au travail et à l’emploi. Mais un métier n’est pas un job. Ce mot est né au XIIe siècle de la contraction des mots ministère et mystère qui veut dire faire de sa vie une œuvre. L’un des enjeux de l’économie collaborative sur les territoires est de faire en sorte que les êtres humains passent de l’état de survie en ayant un job à l’état de pleine vie en étant créateur de valeurs au sens original du terme

Entendre un tel discours à EuraTechnologies était assez étonnant dans la mesure où toutes les startups du site se construisent sur un modèle capitaliste avec en ligne de mire le schéma de développement libéral prôné par l’université américaine de Standford.

Faire se côtoyer entreprises, institutionnels, association, artistes et bénévoles

Alors, pourquoi ne pas avoir tenu le Share Lille ailleurs ? « Parce que les équipes d’EuraTechnologies sont disponibles et réactives. Le lieu est spacieux et bien équipé. Nous avons regardé ailleurs à Lille comme à la Gare Saint Sauveur et à la Maison Folie de Moulins. Mais notre demande devait passer devant une commission. Cela prenait trop temps. Ici nous avons réussi à faire venir des gens qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer et qui ne sont pas toujours d’accord entre eux. Sont présents des entreprises, des institutionnels, des associations et des bénévoles », répond Marc-Arthur Gauthey.

sharing-lille

Certains étaient même un peu perdus, faute de comprendre le mode de fonctionnement des réseaux de décision. Près des panneaux illustrant leur initiative, on croisait des membres d’associations impliquées dans l’économie sociale et solidaire, et même un artiste du collectif lillois Métalu A Chahuter au côté de Christian Mahieu, sociologue, chercheur au CNRS.

« Ce collectif est un cas emblématique, explique le chercheur.  Sans avoir reçu aucune aide, il a conçu une solution numérique open source destinée à faire fonctionner des installations artistiques. Ils veulent en faire profiter d’autres artistes et cherchent des subventions pour cela sans vouloir développer d’activité marchande.»

Mais Christian Mahieu regrette l’absence de reconnaissance de leur travail: « On est bien dans le partage et la créativité. Mais leur association n’est pas reconnue comme une structure économique digne de ce nom. Tout ça parce que ce collectif ne s’inscrit pas dans la dynamique du délire de la consommation propre à la grande distribution ». Un projet qu’il a découvert lors d’une rencontre organisée par Catalyst, un autre collectif de la métropole lilloise axé sur le numérique au service de l’innovation sociale et à l’origine de l’Assemblée & Chambre des communs de Lille.

Faire que l’ouverture des données aide à la réappropriation des biens communs

Comme on pouvait le lire sur le panneau décrivant cette initiative, « un commun est une ressource (lieu, connaissance, logiciel, route, etc) mise en partage et alimentée par une communauté qui organise sa gouvernance pour la gérer et la protéger. C’est le principe de Wikipedia… Portées par des citoyens et des acteurs économiques du territoire, l’Assemblée et la Chambre des Communs œuvrent à répertorier, diffuser, soutenir et défendre les communs et leurs contributeurs ».

Comme le développement du numérique facilite la réappropriation des biens communs par le citoyen dans la mesure où il lui permet de se réapproprier les données, cette initiative lilloise avait toute sa place au Sharing Lille.

Encore faut-il libérer les données publiques. Car avec l’économie collaborative, l’enjeu n’est plus de collecter les données publiques (impôt, budgets, qualité de l’air, adresses des services publics, transports, recensements, criminalité, …). Il est de les restituer et de la communiquer de façon claire et utile. C’est le principe de l’open data. Pour Emmanuelle Latouche, directrice adjoint en charge du Pôle Climat au CERDD, « la question n’est pas de seulement libérer la donnée mais de lui adjoindre un service. La donnée seule ne permet pas de la comprendre. Il faut un pilotage collectif des données publiques pour que les citoyens puissent se les approprier ».

On voit bien que les modèles économiques, les usages et les bénéfices de l’ouverture et du partage des données numériques sont encore à construire.

http://www.latribune.fr/economie/france/les-territoires-collaboratifs-en-question-a-lille-566301.html

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