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Après un été de records, Wall Street “en garde sous le pied”

Les indices boursiers américains ont atteint leurs plus hauts niveaux historiques, au mois d’août. Plus chères que les actions européennes, les actions américaines pourraient néanmoins poursuivre leur progression, à la faveur de nouvelles rassurantes sur l’économie du pays.

Contrairement à ce que le choc du Brexit avait laissé craindre, l’été aura été tout sauf meurtrier sur les marchés actions. Tout particulièrement à Wall Street, qui s’est même offert le luxe d’enchaîner des records historiques en plein cœur du mois d’août. C’est en effet pile à la date du 15 août que le Dow Jones Industriel Average, le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont atteint chacun le plus haut niveau de leur histoire en clôture, à 18.636,05 points pour le premier, à 2.190,15 points pour l’indice élargi, et à 5.262,02 points pour l’indice des valeurs technologiques. Le 11 août, déjà, les trois indices américains avaient signé des records historiques de concert, ce qui ne s’était pas produit depuis…1999, c’est-à-dire juste avant l’éclatement de la bulle Internet.

Ce sont précisément les bons résultats trimestriels des géants américains de la technologie, comme Apple, Facebook, Alphabet (ex-Google) et Microsoft, qui ont contribué à propulser la Bourse de New York vers des sommets. Plus largement, les investisseurs ont été rassurés sur la santé de « Corporate America » (l’entreprise Amérique), 84% des sociétés du S&P 500 ayant publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes financiers, d’après les données compilées par Pictet Asset Management. Pour qui il s’agit là d’une proportion record depuis 2009, lorsque la récession de l’économie mondiale battait son plein.

Des actions américaines plus chères que les titres européens

La société de gestion d’actifs n’a donc pas hésité à relever son exposition aux actions américaines, en réduisant parallèlement la voilure sur les actions européennes. Et ce, bien que les premières valent plus cher que les secondes: selon les estimations de Pictet AM, les actions américaines se traitent sur la base d’un PER (rapport cours sur bénéfice par action) de 17,4 pour 2016 et de 16,2 pour 2017, contre des multiples respectifs de 14,6 et de 13,6 pour les actions du Vieux Continent. Il est vrai que les États-Unis représentent une destination d’investissement plus sûre que l’Europe, notamment sur le front politique, le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne risquant de faire des émules ailleurs en Europe, à la faveur des échéances électorales qui se profilent dans plusieurs pays, au cours des prochains mois.

De plus, « bien qu’elles s’échangent à des multiples plus élevés que leurs homologues européennes, les actions américaines semblent conserver un potentiel de hausse, les statistiques récemment publiées reflétant une croissance étonnamment soutenue (…) pour la première économie mondiale », argumente Pictet AM, dans une note diffusée le 10 août. Depuis cette date, la santé de l’économie américaine s’est encore renforcée. En témoignent les dépenses de consommation des ménages américains au titre de juillet: publiées lundi 29 août par le département du Commerce, elles sont de nouveau en hausse (de 0,3%), pour le quatrième mois d’affilée. Quant aux très attendus chiffres de l’emploi pour le mois d’août, qui seront publiés vendredi 2 septembre, ils devraient faire état de 180.000 créations d’emploi aux États-Unis et d’un taux de chômage en baisse de 0,1 point, par rapport au mois de juillet, à 4,8% de la population active.

Vers un basculement en faveur des valeurs cycliques ?

Autant d’indicateurs macro-économiques qui devraient conforter Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), dans son sentiment que “les arguments en faveur d’une hausse des taux (de l’institution) se sont renforcés, ces derniers mois”. Depuis ces propos, tenus vendredi 25 août dans le cadre du symposium de Jackson Hole, les opérateurs de marché évaluent à 36% la probabilité d’un relèvement des taux de la Fed lors de son comité de politique monétaire des 20 et 21 septembre, et à 60% la probabilité d’une hausse au mois de décembre. Une hausse des taux qui aurait notamment pour vertu « d’éliminer une bulle potentielle sur les valeurs défensives, sans pour autant faire chuter le marché actions (américain) dans son ensemble »,estime Jim Paulsen, chargé de la stratégie chez Wells Capital Management, cité par l’agence Reuters.

En effet, depuis le début de l’année, les investisseurs, plus que jamais en quête de rendement dans l’environnement actuel de taux très bas, ont jeté leur dévolu sur des valeurs réputées généreuses en matière de dividendes, comme les sociétés de services aux collectivités (“utilities”) et les groupes de télécommunications. Deux secteurs qui affichent en Bourse une progression de l’ordre de 15% depuis le début de l’année, alors que celle du S&P 500 se limite à 5%. Mais, avec la hausse des taux de la Fed qui se profile et l’amélioration des perspectives macro-économiques aux États-Unis, la préférence des investisseurs devrait désormais aller aux valeurs cycliques, telles que les sociétés financières et les groupes industriels.

http://www.latribune.fr/bourse/apres-un-ete-de-records-wall-street-en-garde-sous-le-pied-594990.html

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