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Après les TGV Ouigo, la SNCF étudie des Intercités et des TER low-cost !

Selon Guillaume Pepy, la SNCF réfléchit à étendre sa gamme de produits à bas coûts aux trains Intercités et aux régionaux. Le low-cost est au coeur de la stratégie du groupe pour faire face à la concurrence. Celle-ci devrait être expérimentée rapidement dans certaines régions.

Après Ouigo, le TGV low-cost de la SNCF, y-aura-t-il OuiCorail ou OuiTER ? Autrement dit, y-aura-il une offre low-cost sur les trains intercités et les trains régionaux de la SNCF? Le dossier est à l’étude.

“Nous avons déjà trois produits dans la gamme “OUI” avec Ouigo, Ouibus et Ouicar (location de voitures entre particuliers, ndlr), et nous réfléchissons à étendre la gamme “OUI” aux trains Intercités (encore appelés Corail par les Français) et TER”, a indiqué ce mercredi Guillaume Pepy, le président du directoire du groupe SNCF, devant les journalistes de l’AJEF, l’association des journalistes économique et financiers.

Eviter la concurrence d’un “Easyjet du rail”

Pour ce dernier, le développement d’une offre low-cost est au cœur de la stratégie de la SNCF pour contrer l’arrivée de la concurrence sur le marché ferroviaire français, au plus tard fin 2019 pour les TER, et fin 2021 pour les TGV selon le calendrier fixé par Bruxelles.

“Il y a deux ans, nous avons décidé de développer une gamme low-cost pour que nos futurs concurrents aient des difficultés à se positionner sur le créneau low-cost. Sur ce ce segment de marché, ils nous trouveront face à eux. Nous essayons de tirer les leçons de l’expérience d’Air France. Il faut faire Transavia dès le début pour éviter qu’un futur « Easyjet du Rail » vienne nous balayer. Le choix du low-cost est un choix stratégique important”, a-t-il dit.

Et d’ajouter :

“Ce qui m’obsède, voire m’angoisse aujourd’hui, c’est de penser à ce qu’on me reprochera dans 10 ans. Ce type n’a pas vu arriver telle chose ou ce type n’a pas mesurer que telle chose aller bouleverser les choses. C’est pour cela que je suis assez obsédé par le low-cost parce que je suis persuadé que le low-cost va être un très grand succès dans le ferroviaire.”

La concurrence expérimentée dès 2017?

Pour préparer l’arrivée de la concurrence, Guillaume Pepy estime que celle-ci devrait être expérimentée prochainement.

“Je suis absolument certain que la France n’attendra pas ces dates limites. Je pense qu’il y aura une période d’expérimentation en 2017, 2018, 2019 qui va permettre de regarder l’apport de la concurrence aux consommateurs, la régulation à mettre en place, mais aussi de voir si le train se porte mieux avec la concurrence”, a-t-il expliqué en mettant en avant l’exemple de la brutalité de la mise en place de la concurrence dans le fret. “C’est un échec. Cela n’a pas ajouté un train de fret de plus en France.”

Selon Guillaume Pepy, plusieurs présidents de Région (Laurent Wauquiez, Alain Rousset, Xavier Bertrand, Christian Estrosi…) commencent à réfléchir à de telles expérimentations. Les réflexions portent sur le nombre de lignes tests (une seule ou un groupe de lignes). Surtout, ce qui est loin d’être tranché, c’est le transfert ou pas des cheminots au concurrent qui exploitera la ligne assurée jusque-là par la SNCF. Pour Guillaume Pepy, l’article L1224 du code du travail s’applique et les cheminots qui seraient transférés resteraient cheminots.

Le cadre social est connu

Pour Guillaume Pepy, avec le décret socle sur des règles communes et la convention collective du ferroviaire, le cadre social du ferroviaire est connu.

“Pour l’ouverture à la concurrence, on sait quelles seront les règles sociales qui vont s’appliquer, à quelle sauce les concurrents seront traités. Très souvent, on invoquait l’absence de cadre social pour justifier l’absence de concurrence. Désormais ce prétexte ne tient plus”, a expliqué Guillaume Pepy.

La CGT ne devrait pas s’opposer

Les syndicats ont jusqu’à ce soir pour dénoncer l’accord d’entreprise sur le temps de travail à la SNCF et jusqu’à samedi soir pour dénoncer la convention collective qui s’appliquera à tous les opérateurs. Visiblement, pour venir devant la presse le 22 juin, Guillaume Pepy avait la certitude que les textes ne seront pas invalidés par les syndicats. Pour rappel, pour être validés, les accords doivent être signés par des syndicats représentant plus de 30% des voix et ne pas être dénoncés par des syndicats représentant plus de 50% des voix. Dans les deux cas la CGT joue le rôle d’arbitre. Mais le syndicat n’usera pas de son droit d’opposition selon des sources internes et syndicales.

“Nous tenons une commission exécutive fédérale le 23 (jeudi), durant laquelle nous nous déterminerons”, a indiqué à l’AFP un porte-parole cégétiste.

La semaine dernière, la CGT-Cheminots s’était bornée à annoncer qu’elle ne signerait pas l’accord d’entreprise, conformément au souhait exprimé par 57,66% de ses militants.

Ecart de compétitivité

La SNCF est en train de recalculer l’écart de compétitivité de cet accord avec les règles de la convention collective (moins favorables) qui s’appliqueront aux futurs concurrents. Au début du mois, la direction l’évaluait à 9%.

Pour Guillaume Pepy, l’écart est variable selon les activités : entre ½ et 1 point sur les TGV dont la part des coûts salariaux est faible (7 à 8%), et entre 10 et 15% sur le TER rural ou une desserte terminale de fret dont les coûts salariaux représentent entre 30 et 40% des coûts.

Pour “combattre ces écarts”, Guillaume Pepy veut jouer sur d’autres leviers. Pour lui, la remise à plat de l’organisation du travail pour améliorer l’efficacité industrielle constitue le principal chantier pour accroître la productivité. “Des centaines de millions d’euros d’économies peuvent être ainsi générées tant à SNCF Réseau (le gestionnaire d’infrastructures) qu’à SNCF Mobilités (l’exploitant), a-t-il expliqué.

Guillaume Pepy mise également beaucoup sur “la révolution du digital dans la production” et sur la baisse des frais de structure. “Après avoir achevé un plan de 700 millions d’euros de ces derniers, la SNCF aborde un autre plan sur 3 ou 4 ans d’un montant de 500 millions d’euros.”

Une pyramide des âges favorable à la baisse des effectifs

Quel sera l’impact des nouvelles technologies sur les effectifs ?“C’est un sujet”, a admis Guillaume Pepy. Avec le départ à la retraite de la génération du “baby boom”, la pyramide des âges est favorable à une baisse des effectifs.

“Chaque année, la SNCF améliore sa productivité de l’ordre de 2% du fait de 2.500 à 3.000 suppressions de postes chaque année, fait remarquer Guillaume Pepy. C’est comme cela depuis 1945 date à laquelle il y avait 500.000 cheminots contre moins de 150.000 aujourd’hui. Mais nous embauchons massivement de l’ordre de 5.000 à 5.500 embauches parce que les départs à la retraite sont de l’ordre de 8.000 par an. 30% des cheminots ont moins de 10 ans dans l’entreprise.”

“Nous ne sommes pas prêts”

Le temps est compté pour préparer l’arrivée de la concurrence.“Nous ne sommes pas prêts”, a constaté Guillaume Pepy.

Selon lui, “la concurrence sera très belle”. Il prédit l’arrivée de la Deutsche Bahn, de Trenitalia et probablement d’une entreprise privée sur les grandes lignes, et sur les trains du quotidien, de Transdev, du britannique Arriva, d’Abellio, la filiale privée des chemins de fer néerlandais et du chinois de Hongkong MTR.

Règle d’or

Mis sur la touche par le gouvernement dans la négociation avec les syndicats, le patron de la SNCF a obtenu des engagements sur la signature d’un plan performance pluri-annuel avec le gouvernement d’ici à la fin de l’année et un décret « Règle d’or » sera déposé dans quelques semaines pour fixer une limite à la dette de la SNCF (40 milliards d’euros pour la partie infrastructures). Cette limite se fera en pourcentage du chiffre d’affaires. Au-delà de cette limite, SNCF Réseau ne pourra plus s’endetter pour construire de nouveaux projets.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/apres-le-tgv-ouigo-la-sncf-etudie-des-intercites-et-des-ter-low-cost-581600.html

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